Long Format

L'Ecole de Paris, groupe d’artistes des Années folles

le par - modifié le 04/02/2021

Évoluant entre Montmartre et Montparnasse au lendemain de la Première Guerre mondiale, un petit cercle de peintres issus d’horizons différents s’affirme dans les salons de la capitale. Leurs noms : Chagall, Soutine, Foujita, Picasso.

« L'École de Paris existe ! » C'est le titre de l’article en forme de manifeste écrit le 27 janvier 1925 par le critique d’art André Warnod, à qui on attribue la paternité de cette expression.

Pendant ces « années folles », le Paris artistique, avec d’un côté Montmartre et de l’autre Montparnasse, semble indissociable du rayonnement mondial de la « Ville Lumière ». Et, au cœur de ce Paris artistique, se trouveraient les artistes de cette École de Paris…

L’expression correspond-t-elle toutefois à une esthétique particulière ? Est-ce un groupe artistique qui se définirait politiquement ? Correspond-t-elle à des lieux précis dans la capitale (Montmartre et de plus en plus Montparnasse dans les années vingt) ? L’École de Paris deviendrait alors celle des cabarets montmartrois et des cafés de Montparnasse : le Café du Parnasse, aujourd’hui disparu, La Closerie des Lilas ou la Coupole.

Nouveauté podcast : « Séries noires à la Une »

La presse et le crime, le nouveau podcast de RetroNews

Peur sociale, fiction de l’anarchie, crimes politiques, chroniques du Paris des Apaches… Découvrez chaque mois un phénomène criminel par la presse dans Séries Noires à la Une.

Écouter les épisodes

Façonnée par des critiques d’art, cette notion se fonde sur une certaine réalité de la vie artistique parisienne, apparue au début du XXe siècle. Pour les historiens d’art aujourd’hui, même si sa définition reste complexe, multiforme et floue, il existe bel et bien une galaxie, ou comme le dit Sophie Krebs, un « réseau d’artistes mêlant Français et étrangers, écrivains et peintres, fondé sur une solidarité́ née des conditions difficiles que rencontrent les artistes au cours des années vingt ».

Ce réseau, dont les épicentres sont Montmartre et Montparnasse, adopte un habitus commun, avec des lieux de rencontre, de discussion et d’exposition non institutionnels (ateliers collectifs de La Ruche ou du Bateau Lavoir, cabarets de Montmartre et cafés de Montparnasse qui deviennent des lieux d’exposition et de vente). En effet, dans les années vingt, au moment où̀ les galeries ont une place grandissante sur marché de l’art et où le fonctionnement des salons reste discuté, une partie des artistes rejette un marché́ f...

Cet article fait partie de l’époque : Entre-deux-guerres (1918-1939)