Écho de presse

Le massacre des Hereros et des Namas : laboratoire colonial des génocides ?

le 12/04/2021 par Nicolas Patin
le 03/12/2020 par Nicolas Patin - modifié le 12/04/2021

La création de la première colonie du Reich allemand, dans le sud-ouest de l’Afrique, s’opère au détriment des peuples indigènes. À partir de 1904, l’Allemagne oppose à leurs revendications une répression d’une violence extrême.

Cet article est paru initialement sur le site de notre partenaire, l'Encyclopédie EHNE (Encyclopédie d'histoire numérique de l'Europe).

En 1883, la première tentative d’implantation allemande est lancée dans les territoires hereros, au nord de la zone coloniale du Cap. Des cultivateurs s’installent, et un premier contrat d’achat de terres est signé par le commerçant brêmois Adolf Lüderitz. La zone est bientôt reconnue comme un protectorat officiel (Schutzgebiet) de l’Empire allemand.

Ces territoires ne sont bien évidemment en aucune façon des terres vierges. Plusieurs peuples y vivent, notamment les Hereros – dont la langue appartient à la famille des langues bantous – et les Namas, au sud, qui parlent une langue khoïsan.

À la faveur des profonds bouleversements initiés par les premières missions chrétiennes (1806) et face au poids grandissant de la colonie voisine du Cap, les Hereros décident de revendiquer leur pouvoir sur leurs terres en 1874 : les chefs hereros prennent position collectivement, en expliquant qu’avec les gigantesques troupeaux en leur possession – leur peu...

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