Écho de presse

Février 1944 : la parodie de procès des résistants du « groupe Manouchian »

le 24/02/2021 par Pierre Ancery
le 12/03/2020 par Pierre Ancery - modifié le 24/02/2021

Ils étaient Arméniens, Espagnols, Roumains, Français ou Italiens : le 21 février 1944, 23 résistants sont exécutés au Mont-Valérien. Leur procès sera abondamment commenté par la presse collaborationniste à des fins de propagande.

Le 19 février 1944, les journaux collaborationnistes consacrent leurs Unes au procès des 23 résistants issus de ce qu'on appellera a posteriori le « groupe Manouchian », du nom de son chef, l'Arménien Missak Manouchian.

Le groupe, qui fait partie du mouvement de résistance des Francs-Tireurs et Partisans-Main-d'œuvre Immigrée, se compose de trois Français et de vingt étrangers (Espagnols, Italiens, Arméniens, Juifs d'Europe centrale et d'Europe de l'Est). Parmi eux, 22 hommes et une femme. Le groupe, formé en 1943, est à l'origine de nombreuses actions armées contre l'occupant nazi, dont la plus retentissante est l'assassinat par Marcel Rayman, Léo Kneler, Spartaco Fontano et Celestino Alfonso, le 28 septembre 1943, du général SS Julius Ritter. Ritter supervisait les réquisitions d'ouvriers français dans le cadre du STO.

Arrêtés en novembre 1943 par la police française, ils sont jugés du 15 au 18 février devant le tribunal militaire allemand du Grand-Paris. À des fins de propagande, toute la presse collaborationniste est invitée par les autorités allemandes, qui souhaitent faire le plus de publicité possible à ce coup de filet, à la parodie de proc...

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