Écho de presse

1931 : la fin des bandits corses ?

le 23/10/2020 par Michele Pedinielli
le 14/11/2019 par Michele Pedinielli - modifié le 23/10/2020
La journaliste Christine Hubert et le célèbre bandit André Spada dans le « maquis » corse, Paris-Soir, 1933 - source : RetroNews-BnF
La journaliste Christine Hubert et le célèbre bandit André Spada dans le « maquis » corse, Paris-Soir, 1933 - source : RetroNews-BnF

En novembre 1931, le gouvernement français lance un vaste coup de filet sur l’Île de beauté : des centaines de gardes mobiles y sont dépêchés. En ligne de mire, ceux que l’on appelle depuis Paris les « bandits corses ».

Au début du XXe siècle, la figure du « bandit corse » s’impose sur le continent. Quand il n’est pas romancé comme un brigand à l’honneur chatouilleux dans la littérature, il est, comme le célèbre Bellacoscia, interviewé par des journaux nationaux en quête de sensations.

« Les bandits corses passent, en effet, mais à tort, pour des gentilshommes.

Toute une littérature facile nous a chanté leurs louanges, leurs qualités, leur adresse, leur chevalerie, leur mépris du danger. Nous les voyons tels que ces magnifiques pirates barbaresques dont Callot burinait de si belles silhouettes. Drapés dans leur pelone comme dans une pourpre de légende, ils apparaissent encore comme les derniers chevaliers romantiques d'un monde moderne où le sentiment n'a plus de place.

En les évoquant, de vieux souvenirs se lèvent dans nos mémoires. Maupassant chanta le bandit Santa Luccia, qui s'évada du bagne pour revenir crever, à coups de stylet, les yeux d'un faux témoin ; Mérimée immortalisa Colomba d'lstria, native d’Olmeto… »

Exposition à la BnF

Josef Koudelka. Ruines.

Josef Koudelka a sil...

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Cet article fait partie de l’époque : Entre-deux-guerres (1918-1939)