Écho de presse

Le règne des gangs irlandais sur New York

le 25/01/2021 par Pierre Ancery
le 12/01/2021 par Pierre Ancery - modifié le 25/01/2021
Un gang du Lower East Side, Mulberry Street, New York, photo de Jacob Riis, 1888 - source WikiCommons

Leurs noms : les Forty Thieves, les Kerryonians, les Dead Rabbits ou encore les Hudson Dusters. Dès le début du XIXe siècle, des gangs violents issus de l'immigration irlandaise ont prospéré dans le sud de Manhattan, avant d'être concurrencés au début du XXe par la Mafia.

Tout au long du XIXe siècle, New York fut l'épicentre de la « Irish Mob », c'est-à-dire la pègre irlandaise. Un phénomène qui n'a rien de surprenant quand on sait que les États-Unis furent à cette époque la principale terre d'accueil des immigrants irlandais, lesquels se concentrèrent dans les grandes villes de la côte Est.

Cette immigration devint massive suite à la Grande Famine qui fit des ravages en Irlande au milieu des années 1840, obligeant les habitants à fuir le pays (alors entièrement sous domination britannique). Arrivés sans le sou en Amérique, les Irlandais étaient souvent contraints de vivre dans la misère.

À New York, beaucoup vivaient dans le sinistre quartier de Five Points, au sud de Manhattan, où les diverses communautés d'immigrés (Allemands, Italiens, Juifs d'Europe de l'Est...) se groupaient entre elles pour défendre leurs intérêts. Une zone de la ville à l'époque aussi tristement célèbre pour ses taudis et sa criminalité que les bas quartiers de l'East End londonien.

Les Five Points à Manhattan, George Catlin, 1827 - source WikiCommons

C'est dans ce contexte que des immigrants irlandais ont formé des gangs criminels, se livrant au v...

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