Écho de presse

Narcisse Pelletier, le mousse qui vécut dix-sept ans parmi les Aborigènes

le 09/04/2021 par Pierre Ancery
le 26/03/2021 par Pierre Ancery - modifié le 09/04/2021

En 1858, après l’échouage de son navire, Narcisse Pelletier est recueilli par une tribu du nord-est de l’Australie. Lors de son retour en France dix-sept ans plus tard, la presse multiplie les articles sur ce « sauvage blanc » revenu, bien malgré lui, de la vie parmi les Aborigènes.

Narcisse Pelletier n’a que quatorze ans lorsque son destin bascule. Nous sommes en 1858. Ce jeune natif de Saint-Gilles-sur-Vie, en Vendée, est mousse sur le trois-mâts le Saint-Paul, parti de Marseille sous le commandement du capitaine Emmanuel Pinard. Le navire a fait route jusqu’à Bombay, où il a déchargé sa cargaison de vin, puis s’est arrêté à Hong-Kong, prenant à son bord 317 ouvriers chinois qu’il doit emmener en Australie, où ils doivent travailler dans les mines d’or.

Mais le 11 septembre, le Saint-Paul heurte un récif et s’échoue dans l’archipel des Louisiades en Nouvelle-Guinée. Les marins subissent alors les assauts des autochtones. L’équipage seul s’enfuit à bord d’une chaloupe, abandonnant les Chinois, qui finiront tous massacrés. C’est cet épisode tragique que relatent les journaux en mars 1859, à l’instar du Phare de la Rochelle :

« Le Saint-Paul, joli navire de 620 tonneaux, faisait, lors de sa perte, un voyage intermédiaire de Chine en Australie, avec des émigrants chinois. Ces malheureux ont t...

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