Écho de presse

George Orwell, l’écrivain qui avait « l’horreur de la politique »

le 26/10/2021 par Pierre Ancery
le 12/04/2021 par Pierre Ancery - modifié le 26/10/2021
Photos d'Eric Blair (George Orwell) archivées à la Police métropolitaine de Londres, circa 1920 - source : The National Archives-WikiCommons
Photos d'Eric Blair (George Orwell) archivées à la Police métropolitaine de Londres, circa 1920 - source : The National Archives-WikiCommons

George Orwell (1903-1950) n’est devenu célèbre en France qu’après sa mort, avec la traduction de son monumental 1984. Pourtant, la presse hexagonale s’était, dès les années 30, discrètement intéressée au prolifique écrivain britannique.

Unanimement célébré en Grande-Bretagne, George Orwell, de son vrai nom Eric Blair, est aujourd’hui l’un des écrivains anglais les plus connus en France. Une célébrité qu’il doit à 1984, toujours régulièrement listé parmi les meilleurs romans de science-fiction de tous les temps, aux côtés de Dune de Frank Herbert ou de Fondation d’Isaac Asimov. 

Mais cette reconnaissance, tardive chez nous (elle n’a eu lieu qu’après sa mort en 1950, l’année même de la traduction de 1984), éclipse souvent une œuvre prolifique de romancier, mais aussi d’essayiste et de journaliste viscéralement engagé dans les combats de son temps.

Une partie de la presse française, pourtant, avait remarqué le Britannique dès les années 30, rendant hommage au talent de ce écrivain qui avait « l’horreur de la politique » mais ne parlait que de ça, et qui a laissé avec Le Quai de Wigan, Hommage à la Catalogne ou La Ferme des animaux quelques-uns des grands livres du XXe siècle. 

C’est en 1935 qu’Orwell est traduit pour la première fois en France. Paru sous le titre La Vache enragée (et plus tard sous celui de Dans la dèche...

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Cet article fait partie de l’époque : Entre-deux-guerres (1918-1939)

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