Chronique

Uniformiser la nationalité des Européens au Maghreb, un enjeu français

le 28/02/2021 par Hugo Vermeren
le 23/02/2021 par Hugo Vermeren - modifié le 28/02/2021

À l’égard de la diversité européenne qui résidait en Algérie, en Tunisie et au Maroc, les administrations coloniales menèrent une politique d’assimilation qui se démarqua des formes d’exclusion des populations colonisées. Toutefois cette politique rencontra des résistances.

Cet article est paru initialement sur le site de notre partenaire, le laboratoire d’excellence EHNE (Encyclopédie pour une Histoire nouvelle de l’Europe).

Dans les territoires du Maghreb, au cours des périodes dites coloniales, celles de l’Algérie (1830-1962), de la Tunisie (1881-1956) et du Maroc (1912-1956), la France s’efforce d’homogénéiser les appartenances étatiques. Les catégories nationales sont importées par la France et plaquées sur des groupes d’individus qui, s’ils peuvent être définis par leur allégeance à un État, naviguent bien souvent entre une pluralité d’appartenances et de statuts juridiques.

Ces rattachements ne sont pas nécessairement déterminés par le droit du sol ou le droit du sang. Ainsi, de nombreux Européens relèvent d’un statut hybride, celui de « protégés », qui leur confère, dans le cadre du régime des capitulations, la protection du sultan de l’Empire ottoman ou d’un consul qui n’est pas celui de leur État d’origine.

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