Chronique

Arrêter la guerre : Armistices, capitulations et cessez-le-feu en Europe

le 27/12/2019 par Isabelle Davion
le 15/11/2018 par Isabelle Davion - modifié le 27/12/2019
11 novembre 1926, célébration de l'armistice de 1918 - source : Gallica-BnF
11 novembre 1926, célébration de l'armistice de 1918 - source : Gallica-BnF

De la fin du xixe siècle au xxe siècle, les nations européennes ont expérimenté différentes sortes d’arrêts des combats. Que signifient-elles, et de quelle façon préparent-elles la paix ?

Cet article est paru initialement sur le site de notre partenaire, le laboratoire d’excellence EHNE (Encyclopédie pour une Histoire nouvelle de l’Europe).

À l’issue des guerres napoléoniennes, la pensée stratégique du xixe siècle met en valeur la notion de « guerre absolue » théorisée par Clausewitz, mobilisant toutes les forces militaires possibles en vue de l’« écrasement » de l’ennemi placé hors d’état de poursuivre les combats. Selon le principe du Vae victis ! (« Malheur au vaincu ! »), la capitulation, en permettant la destruction des forces de l’ennemi, doit anéantir chez celui-ci tout espoir de revanche et sert donc un objectif stratégique large.

L’armistice, quant à lui, relève davantage du débat ouvert – notamment en Prusse et en France – sur les relations civilo-militaires et leurs prérogatives respectives : comme les déclarations de guerre, les négociations d’armistice constituent un moment où le...

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