Chronique

1944 : Début de la fin des minorités en Europe centrale

le 06/10/2021 par Thomas Chopard
le 27/09/2021 par Thomas Chopard - modifié le 06/10/2021
Réfugiés allemands en Prusse orientale, Pologne, 1945 - source : Bundesarchiv-WikiCommons
Réfugiés allemands en Prusse orientale, Pologne, 1945 - source : Bundesarchiv-WikiCommons

La fin de la Seconde Guerre mondiale a marqué la fin de la présence d’importantes minorités ethniques ou nationales en Europe centrale et orientale. Des déplacements forcés impulsés par les États, en particulier soviétique, ont parachevé la refonte des populations.

Cet article est paru initialement sur le site de notre partenaire, le laboratoire d’excellence EHNE (Encyclopédie pour une Histoire nouvelle de l’Europe).

La Seconde Guerre mondiale et ses conséquences sont l’occasion d’immenses mouvements de populations qui marquent la quasi-disparition des minorités ethniques en Europe centrale et orientale.

Ces régions étaient au début du XXe siècle situées au confluent d’aires culturelles dominantes, de grandes puissances dynastiques impérialistes et de traditions autochtones avivées par des nationalismes récents. Ce vaste territoire allant des frontières actuelles de l’Allemagne à celles de la Russie et de la Baltique à la mer Noire, fondait une partie de son identité sur le pluralisme multiethnique et était perçu comme des zones mal définies de passages et d’échanges où se mêlaient les populations, généralement perçues par le prisme des « nationalités », c’est-à-dire des catégories ethniques sanctionnées par les administrations et durcies depuis la fin du XIXe siècle. Polonais, Ukrainiens, Allemands, Juifs, Tchèques ou Hong...

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