Écho de presse

Le « coup de poignard dans le dos », légende nationaliste allemande de l'après-guerre

le 07/11/2021 par Marina Bellot
le 27/11/2018 par Marina Bellot - modifié le 07/11/2021
Carte postale autrichienne antisémite illustrant le concept du Dolchstoßlegende ou « coup de poignard dans le dos », 1919 - source : history.ucsb.edu-Domaine Public
Carte postale autrichienne antisémite illustrant le concept du Dolchstoßlegende ou « coup de poignard dans le dos », 1919 - source : history.ucsb.edu-Domaine Public

Après la Grande guerre, les nationalistes allemands tentent de faire adhérer le peuple à la théorie du « coup de poignard dans le dos » : l'armée aurait été vaincue à cause des républicains et des socialistes « juifs » de l'arrière. Cette légende fera le lit du nazisme.

Disculper l'armée allemande de la défaite de 1918 : telle est l'obsession des nationalistes et monarchistes allemands au lendemain de la guerre. Le traité de Versailles, qui désigne l'Allemagne comme responsable de la guerre, lui impose de très sévères réparations. De l'autre côté du Rhin, la ratification du traité est perçue comme une humiliation, qui rend la défaite encore plus amère.

L'idée, connue en Allemagne sous le nom de Dolchstoßlegende et reprise notamment par les chefs militaires Hindenbourg et Ludendorff, déroule une uchronie absurde selon laquelle le pouvoir civil, désormais incarné par la toute jeune République de Weimar – et, en son sein, par les socialistes internationalistes –, porterait l'entière responsabilité de la défaite. Quoiqu'absolument fausse, elle s'impose n...

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