Écho de presse

Victor Hugo, fervent apôtre du spiritisme

le 15/05/2021 par François Cau
le 06/12/2017 par François Cau - modifié le 15/05/2021
Victor Hugo pris en photo lors de son exil à Jersey, Atelier Nadar - source : Gallica-BnF

Lors de son exil dans les îles anglo-normandes, l’écrivain se passionne pour les sciences spirites. Son enthousiasme pour les « tables tournantes » fournit d’excellentes armes rhétoriques à ses détracteurs.

2 décembre 1851. Louis-Napoléon Bonaparte, futur empereur sous le nom de Napoléon III, fomente un coup d’État afin de rester au pouvoir. Farouche opposant et républicain convaincu, le poète Victor Hugo sent le vent tourner et s’installe avec sa famille à Bruxelles, avant de se replier dans les îles anglo-normandes de Jersey puis de Guernesey.

Son bannissement du territoire est officialisé par décret du 9 janvier 1852, et constaté par la publication officielle du pouvoir Le Moniteur universel.

L’écrivain exilé reçoit beaucoup durant cette période, qui de sympathisants républicains solidaires, qui d’amis artistes. Sa première rencontre avec l’univers spirite découle de ces rencontres, et a lieu un an et demi après son départ forcé du territoire français.

Épisode méconnu de la vie de l’auteur de son vivant, c’est au XXe siècle, bien après sa mort et sa canonisation, que ses opposants politiques mettent en lumière sa fascination déraisonnable pour les communications avec les esprits.

En 1922, un premier travail de sape du mythe Victor Hugo par la droite française est effectué via un numéro spécial de La Revue des Deux Mondes consacré au spiritisme. Celui-ci inclut un article intitulé « Victor Hugo spirite », rempli de procès-verbaux de ces séances.

En 1929, L’Ouest-Éclair revient plus amplement sur son temps passé à Jersey et sa passion cachée pour les activités spirites.

« D’abord, le décor. Nous sommes à Marine-Terrace, la maison d’exil de Victor Hugo. Le mardi 6 septembre 1853, Mme de Girardin (Delphine Gay, la Muse du Romantisme), malade et déjà condamnée, débarqua à Jersey, venant y passer six jours.

Fervente spirite, elle sait faire tourner les tables et parler les guéridons. La mode, d’ailleurs, était au spiritisme et Delphine s’était jetée sur la scienc...

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