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La loi autorisant les syndicats en 1884

le par - modifié le 05/08/2020

La loi Waldeck-Rousseau, votée le 21 mars 1884, autorise la « création des syndicats professionnels » de patrons et de salariés : c’est l’acte de naissance du syndicalisme français. Si elle n’a pas connu le même rayonnement dans la presse et dans l’opinion publique que les lois sur la liberté de la presse et sur l’école, elle n’en reste pas moins l'un des textes fondamentaux de la IIIe République naissante. Cette loi est considérée a posteriori comme une conquête du mouvement ouvrier.

La difficile reconnaissance des syndicats

Il a fallu attendre la loi du 21 mars 1884 pour que la liberté syndicale soit reconnue en France. L’article 1 de la loi du 21 mars 1884 stipule que « les syndicats ou associations professionnelles (...) pourront se constituer librement  sans l’autorisation du gouvernement ». On la qualifie de loi « Waldeck-Rousseau », du nom du ministre de l'Intérieur du gouvernement Ferry qui l'avait promulguée, mais il en a toujours contesté la paternité, souhaitant une loi plus globale sur la liberté d’association. 

Elle met fin à un siècle d’interdiction de toute forme d’association professionnelle. Pour instaurer la liberté du travail et éradiquer les corps intermédiaires, la Révolution avait aboli les corporat...

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