Écho de presse

Quand le Front populaire effrayait la presse de droite

le 29/05/2018 par Pierre Ancery
le 13/04/2017 par Pierre Ancery - modifié le 29/05/2018
Affiche du Centre de propagande des républicains nationaux ; 1936 - source Gallica BnF

En avril 1936, face à la possible victoire du Front populaire aux législatives, la presse conservatrice met en garde les électeurs en agitant le spectre de la guerre et de l'anarchie.

Le 26 avril 1936 se tient le premier tour des législatives, dans une France violemment clivée et encore marquée par les émeutes de 1934. Une formation politique semble alors en passe de l'emporter : le Front populaire, coalition de gauche réunissant la SFIO, le Parti radical-socialiste et le Parti communiste. L'alliance, scellée deux ans plus tôt, est menée par le socialiste Léon Blum.

 

La possible victoire du Front populaire suscite les craintes de la presse de droite et d'extrême-droite, qui agite le spectre de l'anarchie, de la guerre, voire de l'invasion étrangère (allemande ou soviétique), pour convaincre les électeurs de ne pas voter pour la coalition de gauche.

 

Du côté de la droite modérée, le jour du scrutin, Le Temps, quotidien républicain conservateur, en appelle dans son éditorial au "sérieux" des électeurs et leur demande de ne pas "s'en remettre au hasard" :

 

"Qui veut la paix veut l’ordre, l’ordre partout, et d’abord chez soi. La France, la République f...

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