Écho de presse

Combat, 1946 : quand Camus rêvait d'une « civilisation du dialogue »

le 25/05/2020 par Pierre Ancery
le 03/05/2020 par Pierre Ancery - modifié le 25/05/2020

Un an après la fin de la guerre, Albert Camus publie dans Combat « Ni victimes ni bourreaux », une série de huit articles sur la question de la violence politique. L'écrivain, exprimant sa défiance des idéologies, y dessine les contours de ce que pourrait être « un monde pacifié ».

Novembre 1946. Un an après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le monde se reconstruit. Deux superpuissances, les États-Unis et l'URSS, dominent la politique internationale, dans un début d'affrontement stratégique et idéologique que l'on appellera bientôt la Guerre Froide. Dans les années à venir, l'opposition entre les deux « blocs » s'accompagnera de la menace croissante d'un affrontement nucléaire.

C'est dans ce contexte qu'Albert Camus, rédacteur en chef du journal issu de la Résistance Combat, va se pencher sur la question de la violence politique et de sa légitimation, dans une série de huit articles publiés du 19 au 30 novembre sous le titre de « Ni victimes ni bourreaux ».

Comment, s'interroge Camus, après Hiroshima (un événement qu'il fut le p...

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