Écho de presse

Nathalie Le Mel, figure ouvrière et combattante de la Commune

le 05/10/2021 par Michèle Pedinielli
le 15/03/2021 par Michèle Pedinielli - modifié le 05/10/2021
Les communardes Elisabeth Dimitrieff (à gauche) et Nathalie Le Mel (à droite), circa 1871 - source : Creative Commons
Les communardes Elisabeth Dimitrieff (à gauche) et Nathalie Le Mel (à droite), circa 1871 - source : Creative Commons

En 1921 meurt Nathalie Le Mel, figure du socialisme révolutionnaire français. La presse de gauche dresse alors le portrait de la grande militante, autrefois à l’origine du restaurant coopératif La Marmite et en première ligne devant la répression « versaillaise ».

Née à Brest en 1826, Nathalie Perrine Duval devient ouvrière relieuse de livres aux côtés de Jérôme Le Mel qu'elle épouse en 1845. En 1861, les époux sont contraints de rejoindre Paris pour chercher du travail. Le Mel boit beaucoup, trop, et la jeune femme le quitte rapidement après leur arrivée à la capitale.

Militante socialiste, Nathalie Le Mel (souvent écrit « Lemel » dans les journaux) adhère dès 1865 à l'Association Internationale des travailleurs fondée l'année précédente à Londres. Pendant les grèves des ouvriers du livre en 1864 et 1865, elle se rapproche d'Eugène Varlin, ouvrier relieur comme elle, militant socialiste et dirigeant de l'Internationale. Avec lui, elle fonde La Marmite, un restaurant coopératif pour « fournir au prix de revient, à tous les sociétaires, une nourriture saine et abondante à consommer sur place ou à emporter » et permettre ainsi aux ouvriers de ne pas être étranglés par les prix sur les produits de première nécessité.

« Varlin avait proclamé, l'un des premiers, que le...

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Cet article fait partie de l’époque : Commune (1870-1871)

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