Écho de presse

La vaine lutte des dockers contre la Guerre en Indochine

le 30/11/2021 par Jean-Marie Pottier
le 22/11/2021 par Jean-Marie Pottier - modifié le 30/11/2021
L’entrée du port de La Pallice, à La Rochelle, La Vie ouvrière, 1950 – source : RetroNews-BnF
L’entrée du port de La Pallice, à La Rochelle, La Vie ouvrière, 1950 – source : RetroNews-BnF

Entre l’automne 1949 et le printemps 1950, les « garde-côtes de la paix » français protestent contre les combats en refusant de charger les navires de guerre. Un conflit dont la CGT sortira affaiblie, notamment dans son bastion de Marseille.

Perché sur une passerelle, un homme interpelle un groupe de métallos sur le port de Marseille :

« Camarades métallos ! Les dockers ont débrayé. L’action déclenchée au moment de l’arrivée du Pasteur a gagné maintenant tout le port. [...] 

Aucun travailleur du port ne doit rester à l’écart de cette grande action pour la paix et les intérêts de tous. »

L’image est extraite du film de Paul Carpita Le Rendez-vous des quais (1955), interdit de projection pendant trente-cinq ans. Un récit des grandes grèves contre la guerre d’Indochine qui virent pendant six mois, de l’automne 1949 au printemps 1950, une partie des dockers français se proclamer « garde-côtes de la paix ».

Si le port de Marseille a été l’épicentre du mouvement, ses prémices ont eu lieu de l’autre côté de la Méditerranée, là où, bientôt, un autre front colonial va s’ouvrir : en juin 1949, des dockers algériens refusent de charger des navires en partance pour l’Indochine, où la France est en guerre contre le Viêt Minh depuis plus de deux ans.

En août, L’Humanité publie un appel aux dockers de Du...

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