Écho de presse

Reportage à Ellis Island, l'île des immigrants aux États-Unis

le 16/10/2020 par Pierre Ancery
le 03/11/2017 par Pierre Ancery - modifié le 16/10/2020
La Statue de la Liberté à New York ; agence Rol ; 1920 - source Gallica BnF

En 1930, un reporter du « Petit Parisien » se rend à Ellis Island, l'île au large de New York où les immigrants du monde entier doivent attendre leur acceptation ou leur expulsion.

« L'île des pleurs » (« The Island of Tears ») ou « l'île des cœurs brisés » (« Heartbreak Island ») : tels étaient jadis les deux surnoms les plus célèbres d'Ellis Island, une île au large de New York qui fut longtemps l'entrée principale des immigrants arrivant aux États-Unis par bateau. Située à quelque 800 mètres de la statue de la Liberté, elle fut choisie à partir de 1892 pour isoler les migrants avant leur acceptation.

 

À l'origine, quasiment tous les arrivants étaient acceptés sur le sol américain après 3 ou 5 heures passées à Ellis Island. Ils devaient répondre à 29 questions incluant leur nom, leur métier et la quantité d'argent qu'ils avaient sur eux. Seuls ceux qui avaient un passé criminel ou présentaient des signes de maladie étaient mis en quarantaine sur l'île ou, dans les cas extrêmes, renvoyés dans leur pays. En tout, 2% étaient rejetés.

 

Mais à partir de 1924, sous l'influence notamment des théories raciales qui prospéraient à l'époque, des quotas par nationalité furent mis en place pour limiter les flux migratoires. Le nombre d'Irlandais, d'Anglais, de Russes, etc. admis était évalué en proportion du nombre d'en...

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