Écho de presse

L'immigration arménienne des années 1920 : fantasmes d'une « Asie mineure » en France

le 26/07/2021 par Marina Bellot
le 08/10/2018 par Marina Bellot - modifié le 26/07/2021
Vue d'un café d'Alfortville peuplé d'immigrés arméniens, Paris-Soir, 1933 - source : RetroNews-BnF
Vue d'un café d'Alfortville peuplé d'immigrés arméniens, Paris-Soir, 1933 - source : RetroNews-BnF

À la suite des massacres de civils en Arménie, de nombreux rescapés du génocide trouvent refuge en France. Ils y forment des communautés soudées, sous le regard souvent bienveillant de la presse.

Contraints à l'exil suite au génocide de 1915, de nombreux Arméniens trouvent refuge en France à partir des années 1920.

Dans le contexte de l'immédiate après-guerre, le pays, qui a subi d'importantes pertes démographiques durant la Première Guerre mondiale, a un grand besoin de main d'œuvre et ouvre volontiers ses portes à ces réfugiés.

Marseille, notamment, devient l'une des villes d'accueil les plus importantes des Arméniens de France, où ils trouvent divers métiers dans les environs du port ou dans les usines florissantes de la cité phocéenne. 

Fin 1922, le camp Oddo est ainsi mis à la disposition des réfugiés, où des baraquements accueillent de nombreuses familles démunies, dont le nombre augmente très rapidement : de 400 personnes au début de l’année 1923, ils sont près de 3 000 un an plus tard (le camp sera progressivement évacué et...

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Cet article fait partie de l’époque : Entre-deux-guerres (1918-1939)

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