Écho de presse

Les nombreuses « souffrances de l'émigration bretonne » à Paris

le 28/11/2021 par Marina Bellot
le 07/07/2019 par Marina Bellot - modifié le 28/11/2021
Les Bretons de Paris à l'Étoile, Agence Rol, 1922 - source : Gallica-BnF

Poussés par la misère, des milliers de Bretons viennent chercher du travail à Paris dès la seconde moitié du XIXe siècle. Un exil douloureux pour ces populations souvent rurales qui se heurteront, comme les autres provinciaux de la capitale, au mépris de la bourgeoisie parisienne.

Au XIXe siècle, la Bretagne est en pleine expansion démographique. Dans les campagnes, les exploitations agricoles, de plus en plus exigües, peinent à nourrir toutes les bouches. Quant à l'industrie textile bretonne, qui prospérait sur la fabrication de toiles de lin et de chanvre, elle s’effondre lorsque la marine à voile disparaît et que la concurrence du coton s'affirme.

Avec l’ouverture de la ligne du chemin de fer Paris-Nantes-Quimper inaugurée en 1863, puis l’achèvement de la ligne qui relie Brest à Paris, en 1865, l’émigration bretonne vers la capitale s’intensifie durant toute la seconde moitié du XIXe.

Arrivant par la gare Montparnasse, les nouveaux venus investissent naturellement le 14e arrondissement de Paris, qui devient peu à peu un véritable village breton dans la ville, comme s’en fait l’écho L’Intransigeant en 1896 :

« [Les Bretons] ont pris en amitié la rive gauche de la Seine ; ils s'installent assez généralement dans les quatorzième et quinzième arrondissements.

Il y a à cela une raison : le chemin de fer, fleuve qui c...

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