Écho de presse

La misère absolue des « zoniers », peuple de la périphérie

le 11/05/2021 par Pierre Ancery
le 09/04/2021 par Pierre Ancery - modifié le 11/05/2021

Chassés de Paris par la spéculation immobilière, les habitants de la « Zone » vivaient dans des bidonvilles autour de la capitale. Pendant des décennies, les autorités ont cherché à les expulser.

Le terme, aujourd'hui, est péjoratif. Mais la « Zone » désignait à l'origine un espace géographique bien précis : celui de la bande de terrains vagues qui s'étendait à la périphérie de Paris entre l'emplacement des anciennes « fortifs » (l'enceinte construite par Thiers en 1844) et la banlieue.

La Zone, large de 250 mètres, était non aedificandi, c'est-à-dire qu'il était interdit, pour raison militaire, d'y construire quoi que ce soit. Pourtant, toute une population pauvre y vivait. C'étaient les « zoniers », peuple d'indigents chassés du centre de la capitale par les transformations démographiques et économiques de la seconde moitié du XIXe siècle.

Avec les travaux d'Haussmann sous le Second Empire, Paris a en effet accueilli de nombreux ouvriers venus chercher du travail ainsi que des paysans chassés par l'exode rural et transformés en prolétaires urbains. À la fin du siècle, la spéculation immobilière ayant rendu la vie parisienne beaucoup plus chère, ceux qui ne parviennent pas à s'intégrer dans ce nouvel environnement sont relégués à l'extérieur.

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