Écho de presse

Dans les caves du Saint-Germain-des-Prés d’après-guerre

le 22/10/2021 par Jean-Marie Pottier
le 18/10/2021 par Jean-Marie Pottier - modifié le 22/10/2021
Rex Stewart dans le Caveau des Lorientais, reconstitué par Jacques Becker dans le film Rendez-vous de juillet, 1949
Rex Stewart dans le Caveau des Lorientais, reconstitué par Jacques Becker dans le film Rendez-vous de juillet, 1949

Fréquentés notamment par Boris Vian et la jeune Juliette Gréco, de nombreux clubs de jazz souterrains font alors leur apparition dans le célèbre quartier, symboles à la fois de l’envie de fête de l’après-Libération et de la popularité du genre.

Vol au-dessus d’un nid de zazous. Début décembre 1948, le journaliste Pierre Berger survole en avion un petit territoire d’un kilomètre carré pour mieux le visualiser afin de le cartographier.

Ce pays exotique s’appelle Saint-Germain-des-Prés, et son quotidien, L’Intransigeant, le représente recouvert d’une cinquantaine de lieux à la mode. Certains – Le Café de Flore, Les Deux-Magots, la brasserie Lipp – sont connus depuis la fin du siècle précédent quand d’autres, le Club Saint-Germain, le Tabou, le Caveau des Lorientais, ont poussé dans l’immédiat après-Seconde Guerre mondiale au son des jazzmen, français comme américains. Poussé sous terre, en l’occurrence, « car la cave est de rigueur dans le quartier ». Car, écrit le même quotidien la semaine suivante, « les gens n’y rêvent, en effet, que de soirées aux Enfers ou, plus exactement, en cave ».

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