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1927-38 : Reportages « chez les Arméniens » d’Alfortville

le par - modifié le 07/01/2021

Dans les années vingt, une partie de la communauté arménienne immigrée en France se retrouve à Alfortville, « la petite Arménie » du sud de Paris. Sources de fascination et de mépris, de nombreux titres vont couvrir l'installation de ces « chrétiens d’Orient » dans la banlieue ouvrière.

Pendant l’entre-deux-guerres, la question de l’immigration en France suscite de nombreuses débats et controverses dont la presse se fait largement l’écho. Pour mieux informer leurs lecteurs, les journaux se lancent dans de grandes enquêtes à épisodes qui foisonnent de détails sur le mode de vie des populations étrangères installées sur le sol français. Entre bienveillance humanitaire, souci de mieux connaître et saillies xénophobes, les étrangers sont à la « Une ».

Parmi ceux-ci, les Arméniens, ces « chrétiens d’Orient » suscitent beaucoup d’attention. Réfugiés pour la plupart du génocide de 1915 organisé par le mouvement Jeunes-Turcs au pouvoir au sein de l’Empire Ottoman (0,5 million de survivants pour entre 1,2 et 1,5 million de victimes), beaucoup tentent, non sans mal, de s’installer sur le sol français. A l’instar de Marseille ou de la vallée du Rhône, c’est en particulier à Alfortville (Val-de-Marne) dans le quartier de l’île Saint-Pierre (qui n’est pas une île, mais une plaine marécageuse) que de nombreuses familles arméniennes s’installent dans cette banlieue située à quelques kilomètres au sud-est de Paris.

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Commune très pauvre récemment créée, en 1885, sur une bande d’environ quatre kilomètres de longueur sur un kilomètre de largeur, coincée entre les rives de la Marne et celles de la Seine, Alfortville attire de nombreux ouvriers, notamment immigrés comme l’indique un reportage du grand quotidien national Le Matin en juillet 1927 sous la plume de Jean d’Orsay. Si seule une dizaine d’Arméniens sont recensés en 1921, plus de 200 le seron...

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Cet article fait partie de l’époque : Entre-deux-guerres (1918-1939)

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