Long Format

Aux origines de la contraception « naturelle » : la méthode Ogino

le par - modifié le 07/06/2021

Grâce au scientifique Ogino, à partir des années 1930 les femmes savent que leur période d’ovulation survient à intervalles réguliers une fois par cycle menstruel. Conséquence immédiate : les couples peuvent désormais coucher sans procréer, à l'aide d'un simple calendrier.

En 2012-2013, les pilules contraceptives de 3e et 4e génération ont été mises en cause pour leurs conséquences sur la santé des femmes. Cette « crise de la pilule » a abouti au déremboursement de ces contraceptifs hormonaux, mais aussi à une transformation des pratiques contraceptives : selon l’étude Fecond menée par l’Inserm et l’INED en 2013, une femme sur cinq a alors changé de contraception.

Nombre d’entre elles se sont alors tournées vers les méthodes dites « naturelles », comme le coït interrompu… ou l’abstinence périodique, qui consiste à n’avoir des rapports sexuels qu’en dehors des périodes de fécondité. Retour sur l’histoire de cette pratique née il y a près d’un siècle.

Nouveauté podcast : « Séries noires à la Une »

La presse et le crime, le nouveau podcast de RetroNews

Peur sociale, fiction de l’anarchie, crimes politiques, chroniques du Paris des Apaches… Découvrez chaque mois un phénomène criminel par la presse dans Séries Noires à la Une.

Écouter les épisodes

Un siècle de progrès dans la connaissance du cycle féminin

Pour comprendre le développement de la méthode de continence périodique dans l’entre-deux-guerres, il faut revenir sur l’histoire des connaissances relatives à la procréation et au cycle menstruel féminin. Dans les années 1830-40, les travaux des docteurs Pouchet, Négrier et Raciborski mettent en évidence le caractère spontané de l’ovulation chez la femme et son lien avec la menstruation :

« Un prix de 2 500 francs a été accordé à M. Négrier, qui, dans une série de travaux remontant aux années 1827 et 1831, a mis hors de doute la cause physiologique du flux menstruel chez les femmes.

D’après l’Académie, c’est M. Négrier qui aurait démontré le premier que ce flux se trouve lié à l’évolution périodique des ovules, et que chaque époque menstruelle coïncide avec la maturité ou la chute d’...

Cet article est réservé aux abonnés.
Accédez à l'intégralité de l'offre éditoriale et aux outils de recherche avancée


Sur le même sujet