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Quand la France découvrait les samouraïs

le par - modifié le 14/12/2021
le par - modifié le 14/12/2021

A la Belle Époque, la France se prend de fascination pour les guerriers féodaux japonais. Caricaturés comme des artefacts vivants d’une civilisation virile et aristocratique, les Japonais du XXe siècle sont dès lors loués pour leur mode de vie, supposément incarné par le Bushido.

À partir de la « révolution Meiji » de 1867, le Japon, après être sorti de son isolationnisme en 1853 sous la pression des puissances coloniales, s’occidentalise et se modernise à marche forcée, au point de devenir, au début du XXe siècle, l’une des nations dominantes en Asie. Pourtant, ce bouleversement d’ampleur n’est pas la seule image que la presse hexagonale de la Belle Epoque retient de l’archipel nippon. Au contraire, à travers un regard qui assimile le plus souvent l’Orient à une région encore « plongée dans le Moyen Âge », les auteurs français tendent à considérer l’empire japonais comme un pays où les traditions féodales seraient toujours vivaces.

Symboles de celles-ci, les samouraïs, ces guerriers rapidement comparés à des chevaliers médiévaux, sont peu à peu mis en avant dans les premiers récits journalistiques qui évoquent le Japon de l’ère Meiji.

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Ainsi, en août 1871, alors que la France ressent encore sous les affres de la guerre, Le Soir, un quotidien proche du gouvernement de Versailles, consacre un long article aux « quarante-sept ronins », un récit particulièrement populaire au Japon depuis le début du XVIIIe siècle, mettant en scène un groupe de samouraïs qui après avoir vengé leur maître défunt, se donnent la mort rituellement en s’ouvrant le ventre.

Cette première évocation dans la presse française, qui s’appuie sur la publication en anglais d’une adaptation de cette histoire par le baron Algernon Freeman-Mitford dans Tales of Old Japan (1871), s’inscrit avant tout sous le sceau de l’exotisme. L’auteur de l’article veut en effet à travers ce récit offrir à ses lecteurs marqués par les bouleversements de la guerre un voyage vers un ailleurs étrange que constitue ce Japon lointain et toujours archaïque. Voilà pourquoi il compare la tragédie des « quarante-sept ronins » à un « conte », qu’il qualifie l’empereur de « roi fainéant » et le shogun de « maire du palais », autant de terminologies qui renvoient au Moyen Âge européen, avant de s’extasier devant le fait que les Japonais contemporains continuent d’honorer la mémoire de ces samouraïs. Car, pour lui :

« Le temple de Sengakuji est devenu un lieu de pèlerinage pour tous ceux qui veulent honorer la fidélité de ces quarante-sept loyaux serviteurs. En septembre 1868, un homme s’étant présenté devant le tombeau de Kusanasaki y accomplit le hara-kiri. […]

Ce sont là, nous le savons du reste, des idées et des coutumes bien éloignées des nôtres. Mais on ne saurait s’empêcher d’admirer l’héroïsme naïf et le dévouement de ces martyrs de la fidélité domestique. Cette ténacité et cette résolution chez quarante-sept hommes qui sacrifient à la vengeance de leur maître leur repos, leur famille et leur vie valent bien des récits de Plutarque. […]

Il n’en est pas moins vrai que ce sont là des vertus qu’on ne trouve plus guère qu’au Japon, et il ne faut plus s’étonner que les Japonais nous ferment leurs ports et redoutent l’influence que pourrait avoir la civilisation européenne, sur des mœurs si élevées et si généreuses. »

Déjà, dans ce texte, on voit poindre la nostalgie pour un monde médiéval et traditionnel, fait de « mœurs élevées et généreuses », que la modernité s’apprêterait à détruire.

Ce thème, depuis la Révolution française, hante la pensée occidentale conservatrice, notamment depuis Edmund Burke qui, dans Réflexions sur la Révolution de France (1790), affirme que « l’âge de la chevalerie est passé. Celui des sophistes, des économistes et des calculateurs lui a succédé ; et la gloire de l’Europe est éteinte à jamais ». Et il est vite appliqué à d’autres pays. Voilà pourquoi le Japon et ses samouraïs deviennent rapidement des sujets de fascination, comme l’Orient de l’orientalisme, employés par des artistes sur un ton où se mêlent l’exotisme et la mélancolie pour un temps qui n’est plus.

À la fin des années 1880, le romancier et officier de marine Pierre Loti écrit ainsi deux ouvrages consacrés à l’archipel nippone : Madame Chrysanthème et Japoneries d’automne. Dans son édition du 10 novembre 1888, Le Monde Illustré publie un extrait du second dans lequel l’auteur évoque longuement la légende des quarante-sept ronins en employant des images volontairement archaïsantes. Il compare ainsi les tombes des samouraïs à des « menhirs ».

Cinq ans plus tard, en 1893, le poète parnassien José-Maria de Heredia inclut dans son recueil Les Trophées deux sonnets dédiés aux guerriers japonais : « Le Samouraï » et « Le Daïmio », située dans une partie consacrée à l’Orient, elle-même placée, ce n’est pas un hasard, juste après une autre traitant du Moyen Âge. Mais alors que, dans « Vitrail », Hérédia raconte au passé, les temps des chevaliers occidentaux qui :

« Allaient, au bruit du cor ou des clairons,

Ayant le glaive au poing, le gerfaut ou le sacre,

Vers la plaine ou le bois, Byzance ou Saint-Jean d’Acre,

Partir pour la croisade ou le vol des hérons. »

… c’est au présent qu’il évoque un combattant nippon fier, imperturbable, comme si le Japon, malgré les bouleversements de la Modernité, restait le même. Ainsi, dans « Le samouraï », le poète décrit un guerrier qui

« Sabres au flanc, l’éventail haut, il va.

La cordelière rouge et le gland écarlate

Coupent l’armure sombre, et, sur l’épaule, éclate

Le blason de Hizen ou de Tokungawa. »

Pourtant, l’idée d’un monde sur le point de disparaître est bien présente. Ainsi, dans « Le Daïmio », si le poète célèbre :

« Le Chef vêtu d’airain, de laque et de crépon,

Ôtant le masque à poils de son visage glabre,

Regarde le volcan sur un ciel de cinabre

Dresser la neige où rit l’aurore du Nippon. »

… il n’en oublie pas moins de préciser que ce dernier :

« a vu, vers l’Est éclaboussé d’or, l’astre,

Glorieux d’éclairer ce matin de désastre,

Poindre, orbe éblouissant, au-dessus de la mer »

Ces sonnets deviennent vite très populaires, d’autant qu’Hérédia est élu en 1894 à l’Académie. En 1907, une version illustrée des Trophées est publiée, avec des compositions de Luc-Olivier Merson de l’Académie des Beaux-Arts, dont l’une, qui ouvre la partie consacrée à l’Orient, met justement en scène un samouraï et sa dame.

En 1914, une nouvelle édition illustrée, cette fois par Georges-Antoine Rochegrosse, est publiée, alors que deux ans plus tôt 1912, une version sonore du « Samouraï »  (qu’il est possible d’écouter sur Gallica) est proposée à la vente par les éditions Pathé.

Un tel succès éditorial s’explique par la fascination renouvelée pour le Japon après sa victoire de 1905 dans la guerre qui l’oppose à la Russie. Il s’agit en effet d’une des premières fois qu’une nation non-européenne réussit à battre une puissance occidentale. Il faut donc vite trouver une raison à ce triomphe hors-norme, qui remet en cause la hiérarchie des races alors en vogue. Pour le colonel Emerson, dans le numéro de mai 1905 de La Revue, pas de doute : c’est parce que le soldat nippon est inspiré par l’antique code d’honneur des samouraïs, le Bushidô, qu’il triomphe de l’armée et de marine russe :

« Le Bushidô est la force qui a vaincu dans la guerre avec la Chine. Les vaisseaux de guerre chinois, qui furent détruits à l’embouchure du Yalou, étaient aussi modernes et aussi bien équipés que ceux des Japonais, et leur tir non moins destructif.

De plus, ils étaient commandés par des Européens. Ce fut le Bushidô qui éparpilla la flotte de Witgeft, aussi forte que l’escadre de Togo, et fit rentrer le prince Oukhtomsky dans Port-Arthur.

Ceux qui connaissent bien la marine russe ont déclaré que les Russes ne pouvaient espérer battre les Japonais sur mer qu’en opposant deux vaisseaux à chaque unité de l’ennemi. C’est un témoignage rendu au Bushidô japonais. »

Cette vision d’un code de l’honneur strict unissant l’ensemble du peuple nippon (et plus seulement la caste des samouraïs) est en réalité une idée bien neuve développée par Inazo Nitobe dans son livre Le Bushidô : l’âme du Japon (1900). D’abord écrit en anglais et rempli de références à des auteurs occidentaux – la fameuse phrase de Burke sur la chevalerie est citée dès le début du premier chapitre – l’ouvrage a notamment été conçu pour prouver au public occidental lettré la valeur des institutions aristocratiques japonaises en les comparant à celles du féodalisme européen. Surtout, ce texte popularise l’idée que la force du Japon – qui se hisse alors au rang des grandes puissances – ne réside pas dans son occidentalisation et son industrialisation, mais dans le respect de traditions guerrières des samouraïs largement fantasmées et désormais appliquées à l’ensemble de la population.

Voilà pourquoi il ne manque pas de plaire dans les cercles réactionnaires, non seulement dans l’archipel nippon où il est rapidement traduit, mais aussi à l’Ouest, qui voit dans l’empire du Soleil levant un exemple à suivre afin que leurs pays retrouvent des valeurs que les courants démocratiques auraient affaiblies. Ainsi, dès 1904, dans le quotidien monarchiste Le Soleil, Jean Tharaud s’extasie sur le livre de Nitobe.

Derrière ce discours point aussi la crainte de la perte de la virilité guerrière féodale, que la civilisation moderne aurait amollie. En cela, la fascination pour le samouraï rejoint celle – apparu sensiblement à la même époque – pour les combattants touaregs vus comme les ultimes héritiers de la chevalerie, au point d’en faire des descendants des croisés.

À partir de 1905, le samouraï devient donc un sujet à la mode, notamment dans les cercles conservateurs. Claude Farrère, disciple de Pierre Loti et, comme lui officier de la Marine de guerre, consacre ainsi en 1909 son roman La Bataille à la victoire japonaise contre les Russes. Très populaire, ce récit cherche là encore à dépeindre les soldats japonais comme des nouveaux samouraïs, comme l’explique l’introduction d’une longue critique (dithyrambique) que lui consacre La Liberté le 15 mars 1909 :

« Comment les Japonais savent, sous une forme européenne conserver un fond essentiellement national, […] jusqu’à quel point ils peuvent, par amour de la patrie, pousser le patriotisme et combien ils sont restés attachés à leurs coutumes séculaires et à leurs traditions ancestrales, M. Claude Farrère voua le dira dans La Bataille. »

Trois ans plus tard, c’est au tour de Paul Anthelme de créer au théâtre de l’Odéon la pièce L’Honneur japonais directement inspirée du récit des quarante-sept ronins. Celle-ci connaît un grand succès critique. Les Annales politiques et littéraires du 28 avril 1912 en publient ainsi une photo entourée d’extraits du texte de Pierre Loti, du baron Mitford et de José-Maria de Heredia.

Pourtant, il faut attendre l’Entre-deux-guerres, en 1927 chez Payot, pour que soit éditée une traduction française de l’ouvrage d’Inazo Nitobe. Sans surprise, celle-ci comprend, en exergue, le poème « Le samouraï » de Heredia (ce qui n’est pas le cas dans l’édition originale). Elle est préfacée par André Bellessort, un proche de l’Action française, qui sera élu en 1935 à l’Académie le même jour que Claude Farrère et Jacques Bainville, compagnon de route de Charles Maurras.

En quelques pages, Bellessort reprend rapidement les théories en vogue depuis la fin du XIXe siècle. Le Japon est admirable parce que, suivant les préceptes de Nitobe, il aurait su conserver ses traditions guerrières et féodales intactes menacées par la modernité démocratique. Et pour lui, pas de doute : au moment de la publication de Le Bushidô : l’âme du Japon :

« Il s’agissait d’empêcher que le peuple japonais pût oublier le code d’honneur non écrit, mais gravé dans le cœur de ses ancêtres, et de lui rappeler que ce n’étaient point les importations d’Europe qui avaient triomphé sur les champs de bataille de Mandchourie, mais bien le vieil héroïsme que la caste militaire lui avait transmis.

C’était à ses antiques générations de samuraïs [sic], dont l’esprit s’était communiqué à toute la nation, que le Japon devait d’avoir vaincu. »

Ce type de propos va prendre une tout autre dimension à partir des années 1930 qui voient la radicalisation du discours réactionnaire en Europe, mais aussi au Japon où une caste militaire, inspirée par le fascisme européen, se lance dans une politique impérialiste agressive, notamment en Mandchourie chinoise, envahie en 1931. Cela n’empêche pas la presse conservatrice d’admirer l’empire du Soleil Levant. Bien au contraire, beaucoup le considère comme un rempart de plus contre l’ogre soviétique. Aussi, dans Le Petit Journal Illustré du 15 mars 1936, on applaudit :

« Ce peuple nippon à la fois si moderne et si profondément attaché aux traditions ancestrales. Le Japon est, de tous les pays du monde, celui qui, tout en s’ouvrant largement à toutes les conquêtes des idées et de la civilisation d’Occident, a gardé pourtant presque intactes les coutumes des aïeux. […]

À la vérité, le peuple du Nippon est belliqueux par nature et par tradition. Son histoire est un perpétuel combat. Le vieil esprit féodal des “daïmios” et des “samouraïs” n’a pas succombé sous l’influence de la civilisation moderne : il s’est, au contraire, imposé à elle. […]

Rien n’est changé, en somme, dans les mœurs japonaises, rien que les méthodes et l’armement. Il n’y a plus de “daïmios”, plus de “samouraïs”, mais c’est la nation presque entière qui constitue à présent la caste guerrière. »

Après la Débâcle de 1940, de modèle, le Japon, devient un allié dont on partage les valeurs pour la presse collaborationniste. Et, alors que certains vichystes s’imaginent en chevalier partant pour une nouvelle croisade contre l’URSS, d’autres célèbrent le Japon et ses samouraïs qui, espère-t-on, prendront bientôt à revers le régime soviétique. En Indochine française où les autorités de Vichy s’activent à tendre la main au Japon militariste, dès 1941, on peut voir dans divers journaux coloniaux des articles citant l’ouvrage d’Inazo Nitobe pour mieux célébrer le Bushidô et, par extension, les soldats nippons, comme c’est le cas dans L’Effort Indochinois en janvier 1941, puis dans L’Écho annamite en février de la même année.

Deux ans plus tard, en métropole, c’est au tour de Gringoire de publier une nouvelle à la gloire de l’amiral Togo, vainqueur des Russes en 1905, et qualifié ici de « samouraï de la mer ».

Transformé en outil de propagande à la gloire des forces de l’Axe, la vision positive des samouraïs et du Bushidô développé depuis la fin du XIXe siècle est vite pointée du doigt par la presse proche des Alliés comme étant, au mieux, des idéalisations hypocrites. Ainsi, dans son édition de mars 1942, le magazine Images publié en français dans une Égypte aux mains des Britanniques, consacre non seulement un dossier à l’affrontement entre le Japon et l’URSS (les deux pays sont alors en paix), mais aussi un long article critiquant l’ouvrage de Nitobe. Intitulé « Atrocités malgré le Bushidô », il pointe du doigt les crimes de guerre – bien véritables – de l’armée nippone alors que celle-ci se réclame de valeurs chevaleresques :

« M. Anthony Eden a fait devant la Chambre des Communes un exposé poignant des méthodes barbares que les Nippons se plaisent à appliquer, en contradiction flagrante avec les règles du “Bushidô”. […]

Qu’est donc ce “Bushidô” japonais qu’aucun Japonais ne respecte ? Le mot fut inventé en 1900 par le Dr Nitobe Inazo, qui écrivit un livre traitant de cet idéal. Le “Bushidô” est une copie du code de la chevalerie européenne, mais adaptée à la mentalité nippone ; il devient, comme toutes les imitations japonaises des institutions étrangères, une sinistre parodie des sentiments que nous avons appris à honorer.

Le livre du Dr Nitobe eut un tel succès que bien des hommes à travers le monde furent convaincus que le Japon possédait un code de l’honneur pouvant rivaliser avec celui en vigueur en Europe. Peu de gens se rendirent compte que cet étalage de beaux sentiments notait qu’une hypocrisie profonde, destinée à élever une façade pour cacher les agissements des sujets du Mikado. »

Si la critique est en partie fondée – le Bushidô inventé par Nitobe est une construction qui n’a pas grand-chose à voir avec l’éthos des samouraïs à l’époque médiévale – on sent poindre néanmoins un discours raciste qui, en réaction, tend à démontrer que les Japonais seraient presque par essence des barbares parce qu’ils suivraient un code féodal. On retrouve là une imagerie bien présente durant la Première Guerre mondiale qui comparait les Allemands à des Huns : médiévaliser une nation ennemie permet en effet de l’exclure du concert des pays vus comme « civilisés ».

Aujourd’hui, la figure du samouraï est connue surtout à travers les mangas et le cinéma japonais, notamment grâce au film d’Akira Kurosawa Les Sept Samouraïs (1954). Elle semble donc, de prime abord, bien moins sujette à des utilisations politiques. Pourtant, cela n’empêche pas l’extrême droite de se réclamer d’une vision fantasmée du guerrier nippon, que cela soit au Japon ou en France. Ainsi, Dominique Venner, figure du courant identitaire, écrit en 2013 un essai appelé Un samouraï d’Occident. Il est publié de manière posthume après que l’auteur se donne la mort à Notre-Dame de Paris, imitant en cela Yukio Mishima, romancier nippon proche des cercles fascisants, qui se suicida après un coup d’État raté en 1970.

Pour en savoir plus :

Oleg Benesch, Inventing the way of the samurai : nationalism, internationalism, and bushido in modern Japan, Oxford : Oxford University Press, 2014

William Blanc, « La figure du samouraï, du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui : entre Orient et Occident », vidéo de l’intervention au séminaire : « Le médiévalisme — Des usages contemporains du Moyen Âge », 26 mars 2021

William Blanc, « Les Samouraïs : année zéro. Le mythe du samouraï dans le cinéma et la bande dessinée japonaise » in : Histoire et Images médiévales, n° 58, 2014, p. 52-59

Philippe Postel, Les Quarante-sept Rônin. Histoire d’un mythe en estampes, Nantes, Éditions du château des ducs de Bretagne, 2017

Philippe Postel, Les Vaillants d’Akô. Le mythe des quarante-sept rônins au Japon et en Occident, Paris, Classiques Garnier, 2019

Shin’ichi Saeki et Pierre-François Souyri (trad.), « Figures du samouraï dans l’histoire japonaise. Depuis Le Dit des Heiké jusqu’au Bushidô », in : Annales. Histoire, Sciences Sociales, n°4/63, 2008, p. 877-894

Pierre-François Souyri, Moderne sans être occidental : aux origines du Japon d’aujourd’hui, Paris, Gallimard, 2016

William Blanc est historien, spécialiste du Moyen Âge et de ses réutilisations politiques. Il est notamment l'auteur de Le Roi Arthur, un mythe contemporain (2016), et de Super-héros, une histoire politique (2018), ouvrages publiés aux éditions Libertalia.